Depuis lundi, les autorités peuvent mettre sur écoute les habitudes de surf des internautes.
Lundi, minuit et une seconde. Les policiers américains, le FBI en tête, peuvent mettre sur écoute électronique n'importe quel internaute installé sur le territoire de l'Oncle Sam. La nouvelle version de la loi CALEA (Communications Assistance for Law Enforcement Act (1994), qui oblige les Fournisseurs d'Accès à Internet (FAI), de s'équiper d'outil de cyber-surveillance est rentrée en vigueur.
Mission, permettre aux policiers de suivre à la trace n'importe quel internaute américain soupçonné de terrorisme ou autres délits. Les FAI, mais aussi les universités, avaient jusqu’au 14 mai pour s'équiper. Après les écoutes téléphoniques (lire), des mobiles, voici donc l'écoute (sniffing) des connexions internet. La mode des logiciels de chiffrement risque de reprendre de plus belle.
Les nouveaux équipements, explique Vnunet, devraient permettre une surveillance quasiment immédiate après réception d’une injonction par un juge d'instruction. Les associations de protection des droits du citoyen s'inquiétent. L’Electronic Frontier Foundation (EFF) explique d'ailleurs d'une entreprise privée, comme Verisign, sera une intermédiaire possible entre la police et les actions de l'espionné. "Cette méthode de communication rend les données personnelles potentiellement vulnérable (...) les informations transitent entre le réseau du fournisseur d’accès et celui de VeriSign. Ce dispositif place également les données personnelles de personnes innocentes entre les mains d’un tiers sans leur consentement."
1463